Leader du groupe religieux ‘‘ Rehoboth’’, Alice Ali affirme
avoir pris goût à la musique à l’âge de 14 ans. Issue d’une famille
chrétienne pieuse, elle se rendait chaque dimanche à la messe dans une
église catholique du Katanga où elle voyait ses frères aînés chanter
dans la chorale.
Il y a plusieurs opportunités qui s’offrent aux jeunes pour valoriser
les talents qui sommeillent en eux. Cady Etswaka est de ces rares
jeunes gens à savoir lire leur destin pour mieux l’orienter et le
prendre en charge. Dès son jeune âge, celle qui est devenue aujourd’hui
mère de trois enfants passait le plus clair de son temps au salon de
coiffure de sa tante installé dans la parcelle où elles habitaient.
Au moment de se lancer dans la vie active, Esther Makanzu est
embarrassée par le choix d’un métier entre une diversité d’options qui
se présente à elle. Encore aux études, en 3ème des humanités, et
sous-tutelle de ses frères aînés, ceux-ci l’encouragent à embrasser la
coupe et couture. Très vite elle y prend goût, à force d’exercice à
domicile sur sa propre machine à coudre.
Un talent qui éclot précocement a tout le temps pour s’épanouir à force
d’exercice et à coup de détermination. Le cas de Gina Mujani devenue
couturière de grande renommée à Kinshasa est de ceux dont on est tenté
de dire qu’on lui avait inoculé les germes du métier dans le biberon
sinon dans le lait maternel.
Première femme en RDC proclamée docteur en sciences de l’information
et de la communication avec plus grande distinction, Espérance Bayedila
constitue à n’en point douter un exemple pour les jeunes étudiantes,
toutes disciplines confondues. Son dévouement doublé d’une ferme
détermination lui ont permis d’accéder au titre de professeur, ayant
une chaire non seulement à l’Université qui l’a formée, à savoir
l’Institut Facultaire des Sciences et Techniques de la Communication et
de l’Information (IFASIC), mais aussi aux Facultés Catholiques de
Kinshasa (FCK).
Directrice des ‘‘infos’’, présentatrice du journal télévisé et du
magazine ‘‘Info 7’’ à ‘‘Congo Web’’, une chaîne de télévision privée
de Kinshasa, Nancy Odia est incontestablement l’une de ces stars du
petit écran qu’on ne présente plus au public avisé : qu’il s’agisse des
téléspectateurs ou de nombreux acteurs surtout politiques hôtes de ses
émissions phares. Au regard de son jeune âge et de son talent, on
dirait plutôt qu’aux âmes bien nées, la valeur n’atteint point le
nombre d’années.
Inconnu du grand public jusqu’il y a plus de deux décennies, ‘‘Esobe
phénomène’’ est depuis l’une des célébrités qui crèvent le petit écran
.On dirait qu’il est tombé dedans dès le berceau. En effet c’est en
1987, alors qu’il n’était âgé que de dix ans que Lady Makiese Nzongo,
allias Esobe intégrait la troupe théâtrale ‘‘Mukubi’’ que dirigeait
de main de maître Mbamba Buasi surnommé Ya papa.
Dès l’âge de 19 ans on la disait prédestinée au métier de coiffeuse en
raison de sa dextérité à manier les ciseaux et à coiffer. Mme Ghislaine
Kono Kinsiona, mieux connue sous l’appellation de Tantine Kono, est
tombée dedans encore très jeune. Cinquième d’une famille de 7 enfants
dont 2 garçons, la jeune Kono se donnait du plaisir à coiffer ses
camarades et quelques membres de sa famille. Aujourd’hui à près de 27
ans, elle se dit satisfaite de son choix professionnel et confie que
la coiffure nourrit bien son homme, pourvu que l’on sache s’y prendre.
Kiolo Ayebiya, connu parfois sous le pseudonyme de Dicken’s, évolue
dans le monde du business depuis 1993. Il n’avait que 17 ans lorsque
son frère aîné, Daniel Kiolo, lui propose de le rejoindre au marché ‘‘Type K’’ où il vendait des produits pharmaceutiques. ‘‘J’allais à l’école le matin pour rejoindre mon frère les après-midi’’, indique le jeune Kiolo. En 1995, il obtient son brevet en mécanique auto au Centre de promotion
sociale à Lingwala et se lance entièrement dans le business du fait que
ses parents n’étaient plus en mesure de payer ses études.
Gentille, sereine, très active, Rosette Mekombe Danga, mieux connue
sous le nom de Madame LeHot du nom de son mari, est une femme pas comme
les autres. Par son courage et sa détermination, elle a su se créer une
réputation à la mesure de son doigté. Elle tient de main de maître un
restaurant-bar baptisé ‘‘Palais des Gourmandises’’, installé sur Tombalbaye, vis-à-vis de l’athénée de la Gare, à Gombe.